Guérande – Collégiale Saint-Aubin

C’est probablement avec l’arrivée des Bretons au VIème siècle qu’est fondé un premier lieu de culte chrétien à l’emplacement du chœur de la collégiale actuelle. Il est dédié à saint Aubin, évêque d’Angers. Un collège de chanoines, peut-être fondé vers 860 par le roi breton Salomon, confère à l’église le statut de collégiale.

Eglise romane endommagée en 1342 lors du sac de Guérande, l’édifice laisse la place à un édifice gothique des XIVème et XVème siècles. Le décor architectural, la présence d’un porche latéral, et le long vaisseau intérieur percé de larges baies à chaque extrémité, sont caractéristiques de l’architecture religieuse bretonne à la fin du Moyen-Age et du début du XVIème siècle.  La chaire extérieure est postérieure à la venue de Vincent Ferrier (un échafaud avait été mis en place quand il  fit sa prédication à Guérande  en 1418) la chaire est Renaissance.

L’intérieur est vaste, composé d’un chœur de cinq travées et d’une nef de quatre travées; le surdimensionnement du chœur est lié à son statut d’ église collégiale. Les chapiteaux des piles de la nef représentent des scènes probablement datées de la fin du XIIème siècle représentant des châtiments et des martyres; ils visent à rappeler les enseignements moraux , le combat contre le mal , la vie des saints, la rédemption par le travail… . Une salle basse  accueille des gisants, dont un du XVIème siècle, de Tristan de Carné, seigneur local proche de la duchesse Anne, et de son épouse.

Au nord et au sud de la collégiale, les aménagements extérieurs intègrent des œuvres originales du plasticien Nicolas Fedorenko, une fontaine en bronze percée de trilobes en écho au décor d’un bénitier de la collégiale et une procession de statuettes, évocations des Guérandais du passé réunis par la mort autour de la collégiale.