Dol-de-Bretagne – Cathédrale Saint-Samson

 Venant des îles bretonnes, Samson l’évêque et Magloire le moine implantèrent aux Vème et VIème siècles le christianisme dans le pays de Dol, comme tant d’autres moines dans les autres parties de la Bretagne.  Devenu archevêché par décision de Nominoë, Dol le resta jusqu’à la fin du XIIème siècle.

La cathédrale de Dol est un monument à l’aspect d’une forteresse. La façade ouest comporte deux tours avec frontons à pignons, quelques éléments de la cathédrale romane y demeurant visibles. Deux porches ornent le côté sud, l’un du XIIIème, et l’autre du XIVème siècle, est orné d’une balustrade à quadrilobes. Des personnages sont sculptés sur des panneaux de pierre blanche.

Au-dessus de la cathédrale, des puissants contreforts contrastent avec la légèreté des  arcs-boutants.

L’intérieur de cette cathédrale est d’inspiration anglo-normande sous une apparence extérieure inachevée et composite. Trois étages composent cet édifice, les grandes arcades, le triforium, les hautes fenêtres.

Chef  d’oeuvre de l’art gothique du XIIIème siècle, haute de 9,5 mètres et large de 6,5 mètres, la grande verrière à armature rayonnante du chevet illumine la cathédrale. Dans un tympan, formé d’une rose avec quadrilobes et trèfles, est évoquée  la fin dernière. Au-dessous, l’histoire sainte se déroule de façon légendaire (de gauche à droite et de bas en haut), en médaillons de forme carrée ou circulaire coupée par un losange. Un Christ en majesté est placé dans la chapelle Notre-Dame, ainsi qu’une Vierge Mère hanchée tenant l’Enfant à l’oiseau en bois polychrome du XIVème siècle.

Dans le croisillon nord, on remarquera une des premières œuvres de la Renaissance au décor de pilastres, médaillons, cornes et coquilles, sculptée d’enfants, d’oiseaux et de satyres sur un monument funéraire.

Quatre-vingt stalles du XIVème siècle sculptées dans  le chêne, la cathèdre épiscopale à fines sculptures et une crosse monumentale sont présentes dans cette cathédrale. Le maître-autel est l’œuvre de Gruer réalisée en 1980, ainsi que l’ambon.

(Ce texte est en partie extrait de l’ouvrage écrit par Patrick AMIOT, « La cathédrale Saint-Samson de Dol-de-Bretagne » – juin 2010)