Batz-sur-Mer – Eglise Saint-Guénolé

Placée sous le patronage du saint fondateur de l’Abbaye de Landévennec au Xème siècle lorsque le duc Alain Barbe-Torte donna la jouissance de la paroisse aux moines de cette abbaye; l’église avait auparavant saint Cyr et sainte Julitte pour patrons.

Reconstruite au XVème siècle dans le style gothique flamboyant en granit du pays, elle révèle par la richesse et la diversité des œuvres qu’elle renferme (architecture, mobilier, statuaire, vitraux) les courants religieux et artistiques qui ont marqué cette région de Bretagne au cours des siècles.

Au XIIIème siècle les bénédictins élevèrent une église dont  subsistent trois piliers de style roman du côté nord du chœur. La nef a été refaite durant la deuxième moitié du XVème siècle sur un axe différent de celui du chœur.

De 1660 à 1677 fut édifié un clocher, haut de 57 m, pour remplacer celui détruit par la foudre. A la base d’une tour de section carrée à balustres, portant un étage octogonal et une coupole à lanternon, s’ouvre le portail en arc brisé. Intérieurement, s’ouvre une nef lambrissée de quatre travées, aux arcades brisées sur piles cylindriques, bordée de bas-côtés. Le transept, achevé au début du XXème siècle, s’ouvre de biais sur un chœur au chevet plat. Le collatéral nord est orné de clefs de voûtes représentant saint Jean-Baptiste, les sept péchés capitaux, la Sainte Face et sainte Barbe avec sa tour. Moins orné, le côté sud porte le nom de « nef des chouans ».

Le grand  retable, aux colonnes de marbre de diverses couleurs, au fronton à balustres, aux ailes galbées, fut édifié en 1677. Deux autres retables de bois et de marbre du XVIIIème, entretiennent un culte illustré par leur tableau central, celui de Saint-François – en raison de la présence des Capucins – et celui de Jean-Baptiste, avec statue de Sainte-Anne, patronne des marins.

La statuaire est composée d’éléments anciens, une Vierge Mère du XVIème, provenant de la chapelle du Mûrier, Notre-Dame du Précieux Sang, saint Adrien , saint Guénolé, saint Jacques et sainte Barbe dans la sacristie, deux saintes femmes contre les piliers de la tour datent des XVème et XVIème siècles.

Au cours de la deuxième moitié du XXème  siècle, plusieurs œuvres ont pris place : trois sculptures de Jean FREOUR (1919-2010) (un Christ près de l’autel saint Jean-Baptiste, une statue de Notre-Dame du Précieux Sang et une autre de la Sainte Famille), une tapisserie des ateliers Le  Minor d’après un carton de l’artiste breton  TOULHOAT, placée au-dessus des fonts baptismaux. Deux vitraux du maître verrier Yves DEHAIS ont aussi embelli les deux porches.